9 juin 2013

SYRIE : APRÈS QUSSEIR, LA DÉROUTE





La chute de Qusseir constitue un fait d’armes de toute première importance dans le cadre de la bataille de Syrie, ainsi nommée depuis le début de ce blog tant il était clair dès le départ que la prétendue « révolution syrienne » cachait autre chose : quelque chose qui est l’équivalent de la bataille de Stalingrad et de son rôle décisif pour l’issue de la Deuxième guerre mondiale.
Qusseir est une sorte de Stalingrad local au sein du Stalingrad mondial qu’est la bataille de Syrie. La variété des nationalités impliquées, suggérée par le nombre des tués dont l’identité a pu être confirmée est éloquente à cet égard :
729 Saoudiens
640 moudjahidines khalq (mercenaires iraniens)
489 Égyptiens
439 Tchétchènes
435 Libanais
301 Afghans
291 Pakistanais
263 Libyens
208 Irakiens
288 Russes (probablement originaires du Caucase)
167 Turcs
129 Jordaniens
117 Somaliens
109 Koweitiens
77 Français d’origine syrienne
67 Allemands d’origine syrienne
67 Britanniques
62 Tunisiens
55 Indonésiens
53 Algériens
52 Yéménites
45 Belges
40 Ouzbecks
34 Étasuniens d’origine syrienne
30 Kosovars
21 Azarbaidjanais
19 Qataris
17 Français d’origine non syrienne…
Et d’autres tués originaire de Trinidad et Tobago (4), de Finlande (5), du Burkina Faso (4), de Lituanie (1), d’Argentine (26), de Malte, mais Libanais d'origine (13), de Mauritanie (7), du Surinam (6), de Sierra Leone, Libanais d’origine (5) et même une Étasunienne pur jus.

82 nationalités en tout. Mais la majorité des tués sont Syriens et leur nombre n'a pas été communiqué. Les autorités syriennes ont également identifiés 5023 Saoudiens portés disparus (dont on n’est plus sans nouvelles depuis au moins six mois) sur un total de 17 000 disparus identifiés. Elles rappellent à cet égard que les bandes armées wahhabites brûlent — quant elles le peuvent — les cadavres de leurs tués pour rendre leur identification impossible. La majorité des victimes carbonisées seraient d’origine tunisienne et libyenne; les victimes saoudiennes étant quant à elles enterrées sur le champ.

Ces chiffres et ces indications donnent une idée de ce que Qusseir représentait. C'était un camp retranché de tous les ennemis de la Syrie où ils avaient édifié une cité souterraine reliée à la campagne et au Liban par des tunnels. Ces travaux du génie suggèrent une préparation antérieure au déclenchement de la « révolution », en mars 2011. Dans cette cité, s'affairaient les commandos d'élite des armées étasunienne, israélienne, française, britannique, turque… dotés des armes et équipements électroniques les plus sophistiqués, chargés d'actions de sabotage, de renseignement, de minage, etc.

Située sur la route entre Damas et le littoral méditerranéen et à quelques kilomètres du nord Liban à majorité sunnite, l’occupation de Qusseir coupait l’intérieur de la Syrie de la côte méditerranéenne et barrait la voie par laquelle transitaient les armes au profit du Hezbollah libanais. Cette place forte prenait de revers la résistance libanaise (le Hezbollah), pris en tenailles entre Qusseir, le Liban du nord et Israël. Elle coupait la Syrie en deux, séparant l’intérieur de la Méditerranée (et de la base russe de Tartous), de sorte que Damas se trouvait également prise en tenailles entre le sud jordano-irakien sunnite, l’est israélien et le nord libano-turc sunnite.

Les sunnites sont le vivier dans lequel les wahhabites saoudiens et qataris puisent leurs armées de tueurs et les mettent à la disposition de la CIA là où il s’agit de défendre les intérêts étasuniens et sionistes. Le nombre des nationalités des combattants tués à Qusseir donne à cet égard une idée de l’étendue géographique de ce vivier. Cela à de quoi faire réfléchir les élites occidentales qui jouent avec le feu terroriste. Mais cela ne doit pas faire oublier un fait capital généralement passé sous silence par les medias hostiles à la Syrie : la majorité des recrues de l’armée arabe syrienne (A.A.S.) est sunnite. De même que les combattants dépêchés par le Hezbollah à Qusseir pour prêter main forte à l‘A.A.S. sont sunnites et chrétiens, et cela dans le but de ne pas prêter le flanc aux tentatives de présenter la guerre en Syrie pour un conflit de nature confessionnelle.

L’ampleur de la défaite des amis des bandes armées qui sévissent en Syrie n’a d’égale que leurs gesticulations insensées à l’Onu où l’on a activé en désespoir de cause le comité des droits de l’homme qui s’est encore déjugé en « condamnant » etc. etc. À Washington on a « exigé » etc. etc.. Au sein de l’obscène Ligue arabe — qui n’a eu de cesse d’appeler à intervenir en hommes et en armes pour détruire la Syrie —, on a « condamné ». Les cheikhs sataniques, experts en fetwa, saoudien et égypto-qataris ont décidé que les chiites sont les pires ennemis de leur islam, pire même que les "juifs". Ce qui a convaincu leurs adeptes que les chiites peuvent être donnés en pâture pour les chiens.

Page Facebook : Ne nous agressez pas si vous ne voulez pas devenir une pâtée pour les chiens. Sur la boîte: Viande chiite apprêtées pour les chiens, fabriquée à Qusseir

Les directions française et britannique ont remis sur le tapis le prétexte éventé des armes de destruction massive (chimiques) en affirmant avoir des preuves de leur utilisation en Syrie, et ce dans l'espoir de pousser à une intervention du type de l’Otan en Libye. Ce qui fait s’interroger sur le sérieux d’une telle posture aux yeux de toute personne sensée qui sait qu’une telle intervention déboucherait à coup sûr sur un conflit mondial. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Étasuniens freinent des quatre fers et ne se déclarent pas convaincus par les « preuves » envoyés par Paris et Londres. Quant à la Turquie, sa direction est dans la position de l’arroseur arrosé. Après avoir tout fait pour alimenter le feu en Syrie, l'incendie s'est déclaré à demeure. Toutes les grandes villes se sont soulevées contre Erdogan, sa dictature policière et son rêve de restaurer le Khalifat. La mobilisation enclenchée risque de durer. Si l’on prend en compte les réactions de ses alliés de l’Otan qui ont tous condamné la répression policière des manifestants, on peut même envisager un retournement occidental possible qui consisterait en l’abandon de la « carte » de l’islamisme politique dans la perspective d’une victoire finale de l’axe de la résistance qui va de l’Iran au Liban en passant par l’Irak, dont la Syrie est le maillon central.

En attendant ce retour à la sagesse, un bras de fer se prépare pour l'instant dans le cadre des préparatifs de la conférence de Genève que les Étasuniens ont accepté, contraints et forcés, comme la seule issue possible à la bataille de Syrie. Ce qui confirme son importance internationale qui n'a rien à voir avec la "démocratie", les "droits de l'homme" et le "printemps arabe". Leurs alliés français et britanniques rechignent, mais ils seront bien obligés de suivre.
Ayant perdu la mise à Qusseir, les Étasuniens se sont rabattus sur la Jordanie qu'ils sont en passe d'occuper militairement avec l'envoi de Marines par centaines, d'une flottille d'avions F16 et de missiles Patriot. Ainsi continuent-ils à fortifier le camp de leurs alliés et obligés : Israël, Turquie et Jordanie.
À cela deux raisons. La première réside dans l'impossibilité de compter sur les armées turque et jordanienne. La Turquie engagerait en effet l'Otan et cela enclencherait une guerre mondiale. L'armée jordanienne n'est pas fiable car le peuple jordanien est majoritairement pro-syrien par nationalisme arabe, sans compter que cette armée, même si elle le voulait, n'est pas de taille à affronter l'A.A.S.
La seconde raison, liée à la première, réside dans la crainte de voir la guerre de Syrie déborder de ses frontières; ce qu'elle a commencé à faire au Liban dès le lendemain de la chute de Qusseir avec les tentatives de pousser la ville sunnite de Tripoli dans la bataille contre les chiites, tandis que des obus étaient tirés sur la banlieue sud de Beyrouth peuplée de chiites. Mais au Liban l'armée est vigoureusement intervenue pour s'interposer et menacer de sévir contre tous les fauteurs de guerre confessionnelle. Les États-Unis sont également intervenus pour calmer les ardeurs belliqueuses de Riyad qui voulait en découdre avec le Hezbollah en lançant contre lui ses meutes de loups salafistes libanais. À Tripoli, on a découvert des caches contenant d'impressionnants arsenaux.
Tout cela prouve que Washington est désormais dans une logique consistant à empêcher le feu syrien de se propager et de sauver ce qui peut l'être, à commencer par Israël, l'unique sujet de ses préoccupations. 

La meilleure défense étant l'attaque, les États-Unis sont bien obligés de prêter une oreille attentive à l'engagement du président syrien, Bachar el-Assad, de transformer la Syrie en un foyer de résistance populaire armée contre Israël, en ouvrant notamment le front du Golan. Un grand retournement stratégique s'est produit. La Syrie ravagée n'a en effet plus rien à perdre. Son armée endurcie par deux ans de combats d'une rare violence, équipée par la Russie et alliée au Hezbollah n'a plus rien à craindre. Passer de la défensive à l'offensive devient pour ainsi dire une nécessité pour que la peur change de camp. Et c'est ce qui commence à se vérifier.
L'État sioniste  est désormais sur la défensive après avoir fait la bêtise de bombarder la banlieue de Damas entraînant la décision russe de fournir à l'A.A.S., qui fait désormais figure de champion, toutes les armes dont elle a besoin pour faire de  la Syrie un bastion imprenable de l'extérieur.
L'issue de la bataille intérieure reste donc déterminante. Dans cette perspectives, les forces armées syriennes sont déployées en conséquence pour poursuivre l'extermination des bandes armées, notamment d'Alep et de ses alentours. Elle sont fortes, désormais, du succès remporté à Qusseir et du coup porté au moral de ses adversaires et à leurs pourvoyeurs du Golfe. Ces derniers, qui sentent leur heure arriver, veulent risquer le tout pour le tout en brandissant l'étendard de la guerre confessionnelle, mais ils ne pourront rameuter  que les fous.

3 commentaires:

mehdi assem a dit…

La fin de Bachar assed et la fin d'israél aujourd'hui pour éviter la vengeance d'ALLAH par un cataclysme historique surtout après ces punitions d'ALLAH les inondations en Europe en Canada en Inde les incendies de forêt en Colorado et en Indonésie Tornade en Oklahoma pollution a Singapour tempête de neige en Nouvelle-Zélande tempête en Chine séisme en Italie coronavirus en Arabie saoudite météorite en Russie

Hédi Dhoukar a dit…

Si vous mettez le nom d'Allah sur tout ce qui vous impressionne et que vous n'êtes pas en mesure de comprendre en vous informant sérieusement, vous resterez toujours dans l'ignorance alors que Dieu, Allah, pousse à l'exercice de la raison. En Syrie, la raison humaine nous montre un peuple qui tient depuis plus de deux ans dans les pires souffrances devant les forces coalisées d'Israel, des Etats-Unis, d'Europe et des États bédouins arabes qui UTILISENT DE LA CHAIR À CANON MUSULMANE EXTRAITE DE L'INÉPUISABLE RÉSERVOIR DES CHÔMEURS DU MONDE ARABE. Ce qui fera, dans l'avenir, moins de têtes brûlées et de bouches à nourrir. Moins de prisonniers également puisque de Tunisie jusqu'en Arabie saoudite, on vide les prisons pour envoyer les criminels combattre "au nom de Dieu" et les poches remplies de dollars.
La raison montre que l'armée syrienne bénéficie de plus en plus du soutien du peuple comme le reconnaissent les ennemis de la Syrie eux-mêmes. Selon la CIA, le pouvoir est soutenu par les trois quart du peuple syrien. Selon l'OTAN, Bachar al-Assad bénéficie de l'appui de 70% des Syriens, 20% étant neutres et 10% seulement ralliés à l'opposition armée.
La défaite de ces derniers à Qussair a été ressentie par les Occidentaux et leurs laquais arabes comme comparable à un séisme, un tsunami, des inondations désastreuses ou un incendie dévastateur. Mais comme ils se fient à leur raison, ils ont compris qu'ils ont été battus et cherchent une porte de sortie sans attendre le secours du ciel.
C'est ainsi et ce n'est pas autrement : "le sommeil de la raison engendre des monstres".

mehdi assem a dit…

Bachar Assed et les dictateurs arabes n'ont pas appliquer la charia islamique pour tuer leurs peuples et voler l'argent de pétrole des pauvres de leurs peuples et les pauvres du monde entier et pour satisfaire leurs secte satanique la franc maçonnerie et satan si la fin du monde 17.3.2017 Bachar Assed et les dictateurs arabes et leurs Daech Gia les premiers a l'enfer avec leurs idole pharaon donc aux non musulmans de se convertir a l'islam pour éviter l'enfer et pour éviter ces criminels a l'enfer l'augmentation des séismes c'est la fin du monde en islam.